alexa-noscript

Végétarien, végétalien… Pourquoi, comment ?

Végétarien, végétalien… Pourquoi, comment ?

Que ce soit dans les magazines, à la télévision ou dans une conversation entre amis, on parle désormais de plus en plus de végétarisme, voire de végétalisme. Autrefois réservé à un groupe de personnes maigres, pâles et asociales, ce mode de vie est aujourd’hui pratiqué par de nombreuses stars (Natalie Portman, Mike Tyson, Usher, Joaquin Phoenix, Alanis Morissette, Alec Baldwin, j’en passe et des meilleurs…), mais aussi votre voisin de palier, votre cousine de Normandie et votre collègue de bureau. D’ailleurs, si Monoprix et Carrefour commencent à parler végétarisme dans leur newsletter et catalogue, c’est bien signe que le végétal est en plein boom. Et c’est tant mieux !

 

Pourquoi donc ?

 

 

Reprenons depuis le début, tout simplement. Pour manger de la viande, il faut élever et tuer un animal. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, la « bidoche » était réservée au dimanche en famille, où l’on se régalait de Germain le lapin qui avait vécu joyeusement au fond du jardin pendant plusieurs mois. Mais voilà, la guerre (ou plutôt l’après-guerre) étant passée par là, il a fallu reconstruire et nourrir ceux qui avaient faim. Je synthétise mais grosso modo, pour éviter que la population se soulève, on a distribué de la viande à gogo, synonyme de richesses et d’abondance. Comme Marie-Antoinette qui avait commandé une orgie de brioches à son époque, on a fermé les clapets des affamés avec de la « barbaque ». Du rôti du dimanche midi, on a rapidement mangé de la chair animale plusieurs fois par semaine, puis tous les jours… Germain et ses copains ne pouvaient plus subvenir aux envies des familles françaises et européennes.

 

Entrent en scène les Américains, comme toujours, qui eux bossaient sur des techniques d’élevage industriel depuis quelques temps. En grands sauveurs, ils ont la solution à notre nouvelle frénésie de barbecue parties : naît alors un système d’élevage qui vise à produire le plus possible, le plus rapidement et à un moindre coût. Mondialisation, ouverture des marchés, hausse du niveau de vie dans certains pays émergents, augmentation de la population…

 

 

La production de viande dans les pays développés passe de 85 à 110 millions de tonnes par an entre 1980 et 2004 et on estime cette production à 130 millions de tonnes en 2030.

 

Oui, on se régale de bœuf bourguignon, de vol-au-vent, de bouillabaisse et de tournedos Rossini… Mais à quel prix ? Peut-on décemment manger de la viande et s’en lécher les doigts ?

 

 

Bien sûr que non !

 

Problèmes de santé publique (une trop forte consommation de viande augmente les risques de maladies cardio-vasculaires), d’éthique (l’élevage intensif a des conséquences non négligeables sur la santé physique et mentale des animaux mais aussi des personnes qui travaillent dans de telles exploitations ou dans les abattoirs), d’écologie (élevage intensif et agriculture intensive sont liés avec pour effets une pollution de l’environnement néfaste pour la planète en terme d’appauvrissement des sols, de réchauffement de la planète…)… Les autorités tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme : encore faut-il qu’on les écoute… !

 

 

Si demain il va être possible de se nourrir (à grande échelle) de « faux » poulet ou fromage à base de protéines végétales grâce à des sociétés comme Beyond Meat, Kite Hill ou Hampton Creek Foods, sachez que l’on peut choisir d’adopter dès aujourd’hui une alimentation plus respectueuse du vivant sans pour autant tirer une croix sur la gourmandise.

 

Et le lait dans tout ça ?

 

 

Si certains sont prêts à bannir la viande et le poisson de leurs assiettes, ou tout du moins à réduire leur consommation, ils sont plus réticents quant au fait de ne plus acheter d’œuf, de lait ou de fromage. Après tout, la vache, pour donner du lait, elle n’est pas tuée… Si ? Et la poule, elle n’en fait rien de ses œufs…

 

Encore une fois, reprenons depuis le début. Pour obtenir du lait de vache, de chèvre ou de brebis, comme pour un être humain, il faut un petit. Un petit que l’on arrache à sa mère un ou deux jours après la naissance et que l’on place dans un box minuscule, seul. La séparation du veau de sa mère impose un stress important à la fois pour la vache et pour le veau lui-même. Quant aux œufs, ce n’est désormais plus un secret : l’élevage en batterie des poules pondeuses est inhumain. Des poussins mâles broyés vivants par millions, des poules déplumées, au bec coupé à vif et enfermées en cage toute leur vie…

 

 

Alors je fais comment moi ?

 

Seitan, tempeh, tofu, protéines de soja sont autant d’alternatives à la viande que l’on peut incorporer dans ses spaghettis bolo, ses hachis parmentier ou plats en sauces. Quant aux desserts : saviez-vous que la compote de pommes, les graines de lin ou encore la fécule de maïs se substituent parfaitement à l’œuf ? Avez-vous goûté aux laits et crèmes d’amande, d’avoine, d’épeautre ?

 

 

En pratique

 

De nombreux blogs proposent aujourd’hui des recettes faciles et gourmandes sans produits animaux. On trouve aussi beaucoup d’ouvrages abordables et pratiques. Sans oublier bien sûr Végémiam qui regroupe de belles idées salées et sucrées.

 

Source : vegemiam.fr

Commentaires (0)

Leave a comment

Erreur | Food Power

Erreur

Le site Web a rencontré une erreur inattendue. Veuillez essayer de nouveau plus tard.