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Rennes. Plus de bio et moins de plastique dans les cantines

Plus de bio et moins de plastique

C’est l’ambition de la mairie de Rennes qui a déjà dépassé son objectif de 20 % de bio et de produits durables dans les cantines scolaires en 2020.

Qu’est-ce que le Plan Alimentaire Durable ?

Le PAD, pour les intimes, a été initié par la Ville en juin 2016. Son ambition, à la fois écologique et qualitative, avait trois objectifs à atteindre en 2020 : proposer 20 % de produits bio, 20 % de produits durables (label rouge, pêche durable et produits locaux raisonnés) et diminuer de 50 % le gaspillage alimentaire dans les cantines scolaires, où sont servis près de 10 000 repas quotidiens.

Un an avant l’échéance, l’objectif a-t-il été atteint ?

Il a même été dépassé, puisque l’on est actuellement à 22,8 % d’approvisionnement en produits bio, à 32,8 % de produits durables et à moins 55 % de gaspillage alimentaire par enfant. Pour ce faire, plusieurs astuces ont été déployées comme deux portions différentes, la « petite ou grande faim , liste Nadège Noisette, adjointe au maire en charge des approvisionnements, ou le fait que les enfants se servent eux-mêmes en entrées. Les déchets sont triés à la fin des repas » et les plats non entamés sont donnés.

Mission accomplie, on s’arrête donc là ?

« Ces résultats ne sont pas un objectif en soi, assure la maire, Nathalie Appéré. Ce plan alimentaire a un impact carbone et environnemental, sur la santé publique et sur la filière agricole que cela accompagne. On va continuer, commande après commande, à acheter toujours plus de produits bio et durables. » Le tout à prix reste raisonnable, puisqu’il en coûte cette rentrée entre 1 € et 6 € par enfant, selon les ressources des parents (pour un coût total de 11 € pour la Ville).

Prochaine étape : sus au plastique ?

On veut « utiliser des barquettes bio sourcées (recyclables), pour la distribution, dès le 1er semestre 2020 », expose Nathalie Appéré. Une étude va être lancée à l’automne pour « passer au tout lavable (inox, verre…) en cuisine en 2022-2023 ». Tout en prenant en compte les conditions de travail des agents, qui manipulent chaque jour de nombreux plats.

Pour poursuivre la démarche de baisse de l’impact carbone, « on pourrait proposer une alternative végétarienne quotidienne aux enfants qui ne mangent pas de viande, ajoute Nadège Noisette. Et peut-être, dans un autre temps, un second repas végétarien hebdomadaire pour tous. » Nathalie Appéré n’y est « pas opposée »

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