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Qui sont les tendances alimentaires en courant ?

Qui sont les tendances alimentaires en courant ?

La tendance « Healthy » consiste à se nourrir sainement, avec des aliments bénéfiques pour la santé. Les consommateurs ont de plus en plus conscience que leur santé dépend de ce qu’ils mangent, avec une volonté forte de consommer moins mais de s’alimenter mieux, volonté sans doute renforcée par les multiples scandales alimentaires des dernières années. 

 

Sans dresser une liste exhaustive de toutes les pratiques relevant de cette tendance, voici les principales tendances: 

 

« Sans gluten »

 

 

Le « sans gluten » connaît une progression fulgurante. À l’échelle mondiale, 1 produit sur 5 contenant des céréales était estampillé « Sans Gluten » en 2015 contre 1 sur 15 en 2011, largement au-delà des besoins théoriques des personnes intolérantes à ce nutriment. Le quinoa, céréale ne contenant pas de gluten, a ainsi bénéficié de cette tendance. Il a par ailleurs été mis en avant par l’ONU en 2013 pour ses qualités nutritives. Résultat : cette graine originaire des Andes est aujourd’hui associée à tous les plats, jusque dans des desserts aux fruits.

 

Autres produits « sans »

 

Les autres produits « sans » ont fait quasiment disparaître les conservateurs de synthèse et arômes artificiels des listes d’ingrédients, et raccourcir drastiquement la liste de ceux encore utilisés. Les produits portant une mention « sans » affichent une progression de 26 % ces quatre dernières années (Innova market insights, 2016), que ce soit sur des produits dits Clean Label (sans colorants, sans conservateurs, sans antibiotiques...) ou conçus pour les intolérances (sans lactose, sans gluten). Les linéaires n’étant pas extensibles, les produits « sans » ont fait quasiment disparaître des rayons les produits allégés.

 

Les « superaliments »            

 

      

Les « superaliments» naturellement dotés de propriétés béné ques pour la santé prennent de l’ampleur et s’installent sur le champ des allégations santé. Baies, graines, algues, fruits ou légumes, les superaliments sont variés et leur liste est longue : spiruline, baies de Goji, graines de chia, guarana...

 

Le bio

 

Le développement du bio s’inscrit totalement dans cette tendance de retour à la naturalité avec néanmoins une composante environnementale plus prégnante chez les adeptes historiques et les défenseurs du développement durable. La croissance du bio se poursuit et s’accélère même, recrutant de nouveaux ménages et fidélisant ceux déjà conquis. Le mouvement bénéficie de la diversification de l’offre et des formats commerciaux. La tension sur l’offre a favorisé un important mouvement de conversion d’agriculteurs dans un contexte de crise agricole, qui interroge sur l’équilibre futur de ce marché et ses possibles conséquences.

 

Produits à base de protéines végétales

 

 

Les nouveaux produits à base de protéines végétales se développent et s’installent dans tous les rayons, favorisés notamment par la montée en puissance des régimes alimentaires spécifiques (flexitarisme, végétarisme, véganisme). Ce phénomène se trouve ampli é par les préoccupations grandissantes liées à l’environnement et au bien-être animal, bien que les protéines animales représentent toujours 70 % des protéines consommées en France.

 

Le « fait soi-même »

 

L’authenticité et la tradition font leur grand retour. Le « fait soi-même », médiatisé par de nombreuses émissions télévisées, fait toujours partie des tendances de consommation. De même, les consommateurs s’orientent davantage vers des produits élaborés plus qualitatifs souvent labellisés. 

 

Algues et Insectes : tendances émergentes

 

 

L’introduction des algues dans les régimes alimentaires européens s’opère doucement, mais le potentiel de croissance de leur consommation divise : certaines études évoquent le frein de l’acceptabilité des consommateurs (aspect et texture), alors que d’autres mettent en avant leurs nombreux bénéfices et prévoient un développement rapide.

 

Une étude réalisée par le pôle halieutique d’Agrocampus Ouest auprès de la population française montre que les Français ne consomment sciemment que très peu d’algues, essentiellement dans les produits asiatiques. Elles possèdent cependant auprès des consommateurs l’image d’un aliment sain car utilisé dans les filières pharmaceutiques et cosmétiques. Il est intéressant de noter que cette étude a fait ressortir un lien entre la consommation d’algues et d’insectes. Ces deux aliments sont considérés par les participants comme des aliments d’avenir dont la production est rapide et dont l’impact environnemental est faible. La majorité des participants est convaincue que les algues et les insectes arriveront tôt ou tard dans nos assiettes, à cause de l’épuisement des ressources, l’augmentation de la population mondiale et la pollution des modes de production actuels.

 

 

Quant à la consommation d’insectes, elle demeure plus que confidentielle en France, la barrière psychologique étant encore insurmontée. C’est la tendance sur laquelle les personnes interrogées sont les plus sceptiques. En consommation brute, c’est un marché de niche, exotique, freiné par une culture occidentale peu en capacité d’acceptabilité. Ceux qui envisagent une croissance rapide de la consommation d’insectes l’imaginent sous forme de poudres ou de farines. 

 

Source : pleinchamp.com

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