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Présentation de la cuisine locale norvégienne par un jeune chef étudié aux États-Unis

Présentation de la cuisine locale norvégienne par un jeune chef étudié aux États-Unis

Passé par plusieurs restaurants américains après des études de cuisine en Europe, Christopher Haatuft rentre à Bergen en 2012. Il y redécouvre les produits de sa région natale, caractérisée par le peu de terres cultivables, deux cent trente jours de pluie par an et un hiver long et rigoureux.

En Norvège, un pays où la pizza surgelée est un plat (presque) national, un jeune homme tente de promouvoir la cuisine locale. De quoi réveiller vos papilles si vous partez vous installer dans ce pays.

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Un jeune cuisinier américano-norvégien de 37 ans, originaire de Bergen (au nord de la Norvège), Christopher Haatuft, a décidé de créer son propre mouvement gastronomique pour mettre à l’honneur les saveurs de sa région. Le New York Times dresse son portrait.

Faire de la place au terroir

Passé par plusieurs restaurants américains après des études de cuisine en Europe, Christopher Haatuft rentre à Bergen en 2012. Il y redécouvre les produits de sa région natale, caractérisée par le peu de terres cultivables, deux cent trente jours de pluie par an et un hiver long et rigoureux. Comme il le souligne, « la grande question pour les paysans norvégiens n’était pas de savoir quel type de pommier il fallait planter, mais plutôt comment ne pas mourir de faim » ?

Pour Christopher Haatuft, une bonne cuisine est une cuisine de terroir, rapporte le New York Times. Dans l’imaginaire populaire, la cuisine norvégienne se résume à un fade combinaison de poissons et de pommes de terre. Selon Christopher Haatuft, cela s’explique facilement : le pays n’était pas assez riche pour transformer sa nourriture en gastronomie… avant que les revenus du pétrole abondent, dans les années 1970.

L’objectif n’est pas de retrouver la cuisine traditionnelle norvégienne, prévient Christopher Haatuft. Voilà plutôt comment il raisonne :

Si l’ouest de la Norvège était une région française, de quoi les chefs seraient-ils fiers? Un chef français se vanterait de ses maquereaux fumés. Ils en enlèveraient les parties foncées pour les rendre plus présentables. Il y ajouterait du beurre pour le rendre riche et doux, et pour en faire ressortir la saveur. »

Une cuisine étonnante et respectueuse de l’écosystème

Dans son restaurant à Bergen, baptisé Lysverket, tous les produits sont locaux. Christopher Haatuft a même poussé l’un ses amis à se lancer dans l’élevage de porcs Mangalitza – dotés d’une laine qui leur permet de survivre au temps norvégien – pour pallier la pénurie de produits de qualité. En échange, il lui achète tout ou partit de sa production. Par ailleurs, le restaurant s’engage à protéger la faune marine des eaux norvégiennes. Les flétans servis au Lysverket sont élevés par des producteurs respectueux de l’environnement, grâce à des techniques d’élevage innovantes. Quant aux autres produits de la mer, ils sont issus de la pêche, relève le New York Times.

Et c’est ainsi que Christopher Haatuft réussit petit à petit à faire redécouvrir la cuisine de son pays en proposant des alternatives saines à la pizza surgelée.

 

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