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La consommation de lait est-elle bonne ou mauvaise pour la santé ?

consommation de lait

Qui n’a jamais entendu à la télévision ou à la radio le slogan « les produits laitiers sont nos amis pour la vie » ?

De nombreuses campagnes de communication ont eu pour objectif de placer les produits laitiers au cœur de notre alimentation. Recommandé pour une nutrition saine, on dit souvent aux enfants qu’il faut boire du lait pour avoir des os forts et bien grandir.

Mais de plus en plus d’affirmations contradictoires font surface et les bienfaits du lait sur la santé ne semblent plus si véridiques. Comment alors savoir s’il est nécessaire de continuer à boire du lait ? Qui détient la vérité ? C’est ce que nous allons découvrir.

La digestion chez les adultes

Bien que l’on recommande surtout aux enfants de boire du lait, les adultes et les personnes âgées continuent d’en consommer régulièrement. Cependant, il arrive que certaines personnes aient du mal à digérer le lactose (qui n’est autre que le sucre présent dans le lait) si leur consommation est trop élevée.

Ces personnes ne représentent qu’une minorité de français, puisque 90% des adultes sont capables d’en boire 25cL sans aucun souci de santé apparent. Les personnes ne pouvant consommer du lait pur peuvent néanmoins manger des yaourts puisque les bactéries présentes dans ce dernier digèrent le lactose, du fromage (sans lactose) ou encore du lait appauvri en lactose.

Les allergies issues de la consommation de lait

Attention à ne pas confondre l’allergie au lait de vache avec une intolérance au lactose. Une allergie provient d’une présence plus élevée en protéines allergisantes telles que les caséines et la bêta-lactoglobuline. Près de 3% des nourrissons y sont sensibles chaque année. C’est d’ailleurs la 4ème allergie alimentaire la plus fréquente chez les enfants après l’œuf, l’arachide et le poisson.

Celle-ci peut tout de même guérir avant l’âge de 6 ans dans 80% des cas. Les allergies au lait sont plus rares chez les adultes, presque inexistantes. Elle est placée en 15ème position, bien après les allergies aux fruits à coques ou aux céréales. Il est surtout nécessaire de surveiller les symptômes alarmants chez le nourrisson, puisque le lait est un aliment indispensable à sa croissance, et ce jusqu’à ses 3 ans.

Prévenir le risque d’ostéoporose

Le lait est riche en protéines, en calcium, en zinc et en vitamines K. Ces nutriments sont essentiels à la construction d’os solides, notamment durant l’enfance et l’adolescence, et pour maintenir le squelette en bonne santé à l’âge adulte. Il a également été montré par des chercheurs de la Harvard Medical School qu’une consommation quotidienne de lait chez les seniors peut baisser jusqu’à 8% le risque d’une fracture de la hanche.

Le lait favorise-t-il ou protège-t-il du diabète ?

Il semblerait que les deux soient justes ! Les protéines présentes dans le lait de vache favorisent l’apparition du diabète de type 1 dès le plus jeune âge. En 2011, L’étude internationale TRIGR a montré que les enfants nourris au lait hydrolysé (dans lequel les protéines de vache sont trop petits pour stimuler le système immunitaire) ont vu leur risque de développer un diabète de type 1 diminuer de 50%, en comparaison à ceux nourris au lait dit « classique ».

Une seconde étude menée en 2002 en Finlande montre que les cas de diabète de type 2 sont 1,1 fois moins fréquents chez les enfants consommant au moins 400g de produits laitiers par jour, contre 1,3 fois moins chez ceux n’en consommant que 200g.

Le lait pour lutter contre les maladies cardiaques

L’étude MONA LISA-NUT (Monitoring national du risque artériel-nutrition) a été présentée en avant-première aux Journées européennes de la Société française de cardiologie. Cette dernière démontre qu’à Lille, Strasbourg et Toulouse, les personnes consommant le plus de produits laitiers ont une mortalité totale réduite d’environ de moitié.

En effet, le risque de mortalité cardio-vasculaire des enfants de 10 ans a diminué de 30% chez les plus grands consommateurs par rapport aux plus petits. Cette réduction serait essentiellement die à une LDL-cholestérolémie (ou “mauvais cholestérol”) moins importante.

Quels produits laitiers alternatifs choisir ?

Les effets négatifs que vous avez pu lire précédemment sont surtout liés au lait entier. Pour les personnes sensibles aux dérangements alimentaires, il est recommandé de consommer du lait demi-écrémé ou écrémé.

De même, les yaourts et fromages demi-écrémés ou écrémés sont à privilégier pour ces personnes. Et pour les adultes qui souhaiteraient essayer une boisson équivalente au lait mais sans lactose, les laits végétaux (d’amande, de coco…) peuvent être des options très intéressantes.

Au niveau de la quantité de lait journalière recommandée, cela va dépendre de l’âge et des besoins nutritionnels du consommateur. En moyenne, consommer 2 à 3 produits laitiers doit pouvoir suffire à ces besoins.

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