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Les consommateurs de bio ont moins de risque d'être en surpoids

Bio

Une étude d'ampleur menée par l'Inra montre que le régime alimentaire des grands consommateurs de bio est dans son ensemble plus sain sur le plan nutritionnel.

Manger bio c'est plus respectueux de l'environnement mais c'est aussi plus respectueux pour notre corps.

C'est ce que démontre une étude d'envergure réalisée par l'Inra (Institut national de recherche agronomique), dans le cadre du projet français BioNutriNet, associant nutritionnistes, économistes, toxicologues, agronomes et spécialistes de l’environnement et qui porte sur le niveau de bio dans l’alimentation.

Les résultats de cette étude auprès 29 000 participants adultes en 2014, ont été publiés mi-avril dans la revue American Journal of Clinical Nutrition.

Meilleur indice de masse corporel

Très concrètement, elle montre que le régime alimentaire des grands consommateurs de bio est dans son ensemble plus sain sur le plan nutritionnel.
Données à l'appui : l’indice de masse corporelle (IMC) de la population qui ne consomme pas de bio s’établit à 27,3 (surpoids) contre 23,2 (corpulence normale) pour celle qui en consomme.

Indice de masse corporelle selon l'Organisation mondiale de la santé

L'lMC se calcule en divisant le poids (en kg) par le carré de la taille (m). Un IMC normal se situe entre 18,5 et 25.
moins de 18,5 = insuffisance pondérale (maigreur)
18,5 à 25 = corpulence normale
25 à 30 = surpoids
30 à 35 = obésité modérée
35 à 40 = obésité sévère
plus de 40 = obésité morbide ou massive

L'Inra précise aussi que le régime alimentaire des grands consommateurs de bio apporte plus de nutriments.

En effet, ceux qui mangent bio ont des habitudes alimentaires particulières : dans leur assiette, peu de viande rouge, moins de produits laitiers et surtout une part beaucoup plus importante de végétaux. Et ce sont ces végétaux qui renferment de nombreux nutriments (par exemple : l'eau, les fibres, les vitamines, les minéraux et les oligo-éléments) excellents pour notre santé. 

Le corps moins exposé aux pesticides

L'équipe de chercheurs a aussi analysé l’exposition aux pesticides de synthèse. "L’exposition aux résidus de pesticides par l’alimentation était, selon les molécules, entre 23% et 100% inférieure pour les adeptes du bio".

Enfin ce régime alimentaire est moins impactant pour l’environnement en termes d’émissions de gaz à effet de serre, de consommation d’énergie et d’occupation des sols agricoles.

Plus cher

Par contre, pointe les auteurs de l'étude, "le coût de l'alimentation est plus élevé pour les grands consommateurs de bio : il est de 8,8 euros par jour contre 7 euros pour les autres.

Le Haut Conseil de la Santé Publique (Ministère de la Santé) français a recommandé en 2017-2018 une alimentation plus végétale, en préférant les aliments végétaux à teneur réduite en contaminants, et l’un des objectifs de santé publique est d’aboutir à au moins 20% d’aliments bio en restauration collective.

Méthode : collecte des données relatives à la consommation d’aliments bio et conventionnels, à l’aide d’un questionnaire portant sur 264 items alimentaires. Des informations sur le mode de vie, les lieux d’achat du bio et l’indice de masse corporelle ont également été enregistrées.

Manger régulièrement bio diminue de 25% le risque de cancer

Une autre étude de l'Inra publiée en octobre 2018 démontrent que les consommateurs habitués aux aliments issus de l'agriculture biologique ont moins de risque d'avoir un cancer par rapport aux non-consommateurs de ces produits bio ou ceux qui n'en consomment pas de façon régulière.

Le bio réduit significativement le risque de cancer : - 25% de moins qu'avec l'alimentation conventionnelle.

Pourquoi ? Les auteurs avancent deux explications : moins de pesticides ingérés et des teneurs plus élevées en certains micronutriments (antioxydants caroténoïdes, polyphénols, vitamine C ou profils d’acides gras plus bénéfiques).

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