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Comment allier diabète et ramadan ? Voici les recommandations à suivre

diabète et ramadan

Le jeûne du ramadan peut altérer la santé du patient diabétique et entraîner des complications. Quelles sont les mesures de prudence à prendre ? LCI fait le point.

Le ramadan a débuté le lundi 6 mai pour se terminer le 4 ou le 5 juin prochain, la date devant être fixée par le Conseil français du culte musulman. Un mois sacré qui va s'avérer difficile pour musulmans puisqu'il se déroule lors d'une période où les jours s'allongent. Conséquence ? Les fidèles devront se lever particulièrement tôt le matin pour pouvoir manger avant la première prière de la journée.

Mais cette période est d'autant plus difficile pour les diabétiques pratiquants. En effet, le diabète est une question d'équilibre entre rythme de vie, repas et activité physique. Durant le ramadan, cet équilibre essentiel est perturbé et peut exposer à des complications graves. C'est pourquoi le diabète fait partie des situations pouvant permettre l’exemption du jeûne. Mais de nombreux musulmans diabétiques choisissent néanmoins de le respecter pendant ce mois sacré.

Comment faire, dans ce cas ? Il est fortement conseillé de consulter votre médecin traitant 1 à 2 mois avant le ramadan. Un bilan général lui permettra de vous donner les conseils nécessaires dictés par votre état de santé. Cependant, voici quelques recommandations à suivre si vous décidez de faire le ramadan malgré tout.

Selon le "Livret diabète et ramadan", établi par des professionnels de santé, l’idéal est de structurer vos prises alimentaires autour de trois  repas en heures décalées :

  • Le S'hour, le petit déjeuner qui a lieu très tôt, doit être équilibré et suffisamment riche en glucides à assimilation lente (riz, semoule, pain… ) pour vous permettre de tenir tout au long de la journée. 
  • Le Four, le déjeuner qui a lieu à la rupture du jeûne, doit ressembler au maximum à un repas "classique " (crudités,viande, féculents avec un fruit ou un gâteau en fin de repas. 
  • Enfin prenez, un dîner dans la nuit.

Contrôlez votre glycémie au moins trois fois durant la journée. Évitez le grignotage entre les repas, buvez abondamment : eau, thé sans sucre, en supprimant les sodas. Continuez si possible à avoir une activité physique modérée.

Si vous êtes traité par insuline, l’exposition au risque d’hypoglycémie implique que vous ayez toujours à portée de main un kit d'urgence et que les personnes de votre entourage soient au courant pour pouvoir intervenir immédiatement en cas d’hypoglycémie sévère ne vous permettant pas de vous "re-sucrer" seul. Une injection devra être faite. Les patients diabétiques sont également soumis à des risques d'hyperglycémie pouvant entraîner des complications micro et macro-vasculaires.

Attention, vous devez impérativement interrompre le jeûne si :

  • Votre glycémie est inférieure à 0,6 g/L à n'importe quel moment de la journée 
  • Votre glycémie atteint 0,7 g/L pendant les premières heures suivant le début du jeûne 
  • La glycémie augment avec un traitement par insuline, sulfamide hypoglycémiant ou glinides au-delà de 3 g/L

Les médecins rappellent que "le jeûne chez la population diabétique a été uniformément déconseillé par les professionnels de la santé".  Dans tous les cas, au moindre doute, n'hésitez pas à consulter votre docteur.

*Par ailleurs, jeûner pendant une grossesse est strictement contre indiqué et peut être à l’origine d’un grand risque de mortalité et de morbidité pour le foetus et la mère. Les patientes diabétiques qui insistent malgré leur exemption du jeûne constituent un groupe à très haut  risque et nécessitent une prise en charge intensive.

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