alexa-noscript

Une chef d'une famille italienne de cordons-bleus

Une chef d'une famille italienne de cordons-bleus

En 2001, une amie achète un hôtel et entraîne Hélène Macario dans cette aventure, à Olmeto (Corse du Sud). L’établissement passe de trois étoiles en 2001 à 5 en 2007.

Hélène Macario s’est découvert une passion pour la cuisine sur le tard. Née dans une famille de cordons-bleus, ses gênes avaient pourtant bien enregistré toutes les recettes de ses aïeules.

Hélène Macario a vu le jour dans une famille italienne de cordons-bleus, de pâtissiers, qui régalaient les papilles sans pour autant être des professionnels. Forte de caractère, elle décide de fuir cette ambiance où la femme cuisine et fait le ménage. Elle se souvient:

«On ne pouvait pas m’obliger à faire ce que je n’avais pas décidé de faire»

Alors, elle en prend le contre-pied et entame des études économiques et sociales et décroche un Bac Pro.

«Je voulais sauver le monde, sourit-elle aujourd’hui, mais mes études n’étaient pas faites pour ça.»

Un long séjour sur l’Île de beauté

En 1995, Hélène Macario part pour la Corse car, dit-elle, «j’étais amoureuse de cette île. J’ai occupé un emploi de gouvernante chez des particuliers, afin d’élever leurs deux petites filles. On me confiait également des tâches culinaires.»
Cet emploi permet à Hélène Macario de faire d’intéressantes rencontres, notamment de professionnels de la cuisine et de la pâtisserie.

En 2001, une amie achète un hôtel et entraîne Hélène Macario dans cette aventure, à Olmeto (Corse du Sud). L’établissement passe de trois étoiles en 2001 à 5 en 2007. «J’ai tout appris ici, confie Hélène Macario, car je suis passée par tous les postes. C’était un challenge… réussi.»

L’école de la cuisine familiale

En période de haute saison, le chef de restaurant est débordé et naturellement, la jeune femme propose son aide. «J’étais titillée, j’avais très envie de me mettre aux fourneaux. Je crois que les gênes familiaux ont resurgi, la cuisine de mes aïeules a refait surface J’avais enregistré toutes les recettes simplement en observant. C’est sans doute la meilleure école.»

Hélène Macario poursuit?: «Le premier travail que m’ait confié le chef (sans doute un peu réticent de me voir arriver en cuisine), ce fut de tailler une brunoise de 20 kilogrammes de fruits et légumes. J’ai dû passer une journée à m’appliquer à cette tâche, mais j’ai montré de quoi j’étais capable.»

De fil en aiguille, elle occupe des responsabilités en pâtisseries ou en entrées et perfectionne ses connaissances, jusqu’à ce qu’on lui confie la gestion d’une paillote sur la plage de mai à septembre 2007.

L’envie de se tester autrement en cuisine

Puis, Hélène Macario semble avoir atteint les limites de ses capacités à la paillote. «J’avais l’impression que j’avais fait le tour de tout ce que je devais savoir, alors que j’étais persuadée du contraire.» Elle part pour Propriano, au sein d’un hôtel qui vient juste d’ouvrir et où elle prend la responsabilité de la cuisine.

Un restaurant, toujours en Corse en 2008, la sollicite pour compléter une carte de cuisine avec des plats traditionnels français.

Commentaires (0)

Leave a comment